Emploi des seniors : enfin des solutions concrètes !

Emploi des seniors : mon engagement pour arrêter le gâchis humain et économique

Depuis mon arrivée à la mairie de Courbevoie, en 1995, j’ai vu la situation de l’emploi des seniors se dégrader très nettement. Au début de mon mandat, je rencontrais et aidais lors de mes permanences un petit nombre de seniors en recherche d’emploi, généralement des personnes approchant des 60 ans. Mais depuis quelques années, les seniors demandeurs d’emploi viennent me trouver en plus grand nombre et beaucoup plus tôt, en moyenne entre 48 et 50 ans. Que de compétences et de vies gâchées !

Inquiet de cette évolution, j’ai décidé de prendre la question à bras le corps : j’ai demandé à Patrick Devedjian, alors Secrétaire général de l’UMP, de créer un secrétariat national en charge de l’emploi des seniors, dont il m’a confié la responsabilité. Durant plusieurs mois, j’ai procédé à des auditions et, avec l’aide de différents acteurs du monde économique, social et associatif, me suis attaché à dégager les causes du chômage des seniors et à dresser une liste de propositions pour y remédier. Ces travaux ont débouché sur un rapport que j’ai remis à Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat chargé de l’emploi. Parallèlement, pour compléter ma réflexion, j’ai mis en place un blog dédié aux seniors dans le monde du travail (www.quinquasplus.com). J’ai également organisé en juin 2009 des Assises parlementaires sur ce thème, avec la participation, entre autres, de Brice Hortefeux, alors ministre du Travail, de Laurent Wauquiez ou encore de Xavier Bertrand, nouveau secrétaire général de l’UMP.

Un bilan d’étape pour les salariés âgés de 45 ans    

Me fondant sur l’ensemble de ces travaux, j’ai avancé une mesure très concrète : rendre obligatoire dans toutes les entreprises de plus de cinquante salariés la proposition d’un bilan d’étape professionnel ou de compétence aux salariés âgés de 45 ans. Ceux-ci restent néanmoins libres de ne pas l’effectuer s’ils n’en ressentent pas le besoin ou l’envie.

 Lors de la discussion à l’Assemblée nationale du projet de loi sur l’orientation et la formation professionnelle tout au long de la vie, j’ai déposé un amendement instituant ce nouveau droit pour les salariés. Le 16 juillet 2009, il a été adopté en séance publique par une majorité de députés et avec le soutien du Gouvernement.

Une disposition qui s’insère dans une politique volontariste

 A mon sens, cette mesure vient parachever l’ensemble des dispositifs volontaristes déjà mis en place par la loi de financement de sécurité sociale pour 2009 : l’assouplissement du cumul emploi retraite, la fin des âges couperets, la surcote, le développement du tutorat, la pénalité de 1% sur la masse salariale appliquée aux entreprises d’au moins cinquante salariés qui ne disposeraient pas d’un plan d’action pour l’emploi des seniors au 1er janvier 2010.

Pour les prochains mois, je m’engage à suivre les résultats obtenus et à mesurer les progrès réalisés. Je reste persuadé que l’âge cessera bientôt d’être vu comme un handicap dans la vie professionnelle et qu’il sera au contraire considéré comme un atout par les entreprises. 

Extrait de l’intervention de Laurent Wauquiez

Lors de la discussion du projet de loi de financement de sécurité sociale le 16 juillet dernier, le secrétaire d’État à l’emploi Laurent Wauquiez s’est exprimé pour soutenir ma proposition de bilan d’étape professionnelle.

« J’aimerais tout d’abord saluer le travail accompli par Jacques Kossowski qui s’investit de façon constante en faveur du travail des seniors depuis plusieurs années. Il est parvenu à susciter une mobilisation de tous les acteurs sur ce sujet, qui constitue un véritable scandale dans notre pays, crise ou pas.

Cela se traduit de façon très matérielle dans l’accès à la formation : quand un salarié passe le cap des cinquante ans, ses chances d’accéder à une formation sont diminuées par deux. Si l’on veut modifier cette situation, il faut obliger les entreprises et les employeurs à prendre conscience du fait que lorsqu’on franchit la barre des quarante-cinq ans ou des cinquante ans, on n’a pas sa carrière professionnelle derrière soi : il en reste une grande partie devant soi – encore dix à quinze ans – qu’il faut préparer et gérer. Cette disposition, qui peut paraître mineure, constitue un apport décisif qui contribuera à faire prendre conscience de cette réalité. »

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