Tours Hermitage: la justice rejette les recours contre le permis de démolir

Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise) a rejeté en juillet plusieurs recours s’opposant au permis de démolir délivré afin de permettre la construction des Tours Hermitage à la Défense, selon un jugement consulté mercredi par l’AFP.

Le juge administratif a rejeté le 23 juillet toutes les requêtes déposées par des associations, des syndicats de copriétaires et des riverains visant à faire annuler l’arrêté pris par le maire UMP de Courbevoie (Hauts-de-Seine) et délivrant le permis de démolir quarante logements dans le quartier d’affaires.

« Ce jugement marque, encore une fois, la légitimité du Groupe Hermitage qui prévoit de construire deux tours jumelles de 320 mètres de haut à la Défense » et « prouve, à nouveau, que la justice ne donne pas raison aux recours abusifs fondés sur des motivations financières », ont affirmé dans un communiqué les avocats du groupe.

« On ne comprend pas. C’est d’une gravité sans nom, comment se fait-il qu’il y ait six entités qui déposent des recours et qu’aucun point soulevé ne trouve grâce devant le tribunal », a affirmé la secrétaire générale de l’association Vivre à la Défense, Claire Augier, affirmant que « les recours n’ont jamais été motivés par des considérations financières ».

Dessiné par l’architecte Sir Norman Foster, le projet Hermitage Plaza (320 mètres) ambitionne d’être le premier exemple en France de complexe associant logements, bureaux, hôtel et commerces sur le modèle nord-américain.

Le permis de construire a été signé par le maire de Courbevoie, au nom de l’Etat français après un an et demi d’instruction, car ce complexe de 280.000 m2, dont 165.000 d’habitation avec 543 logements et 40.000 de bureaux, est situé dans le périmètre d’une Opération d’intérêt national (OIN).

La démolition des bâtiments existants sur le site devrait débuter à la fin de l’année 2012 et le début de la construction au printemps 2013 pour une livraison des tours Hermitage fin 2017, avait affirmé début mars le directeur général de l’Epadesa (Etablissement public de la Défense Seine Arche) chargé de l’aménagement du plus important quartier d’affaires en Europe, Philippe Chaix.