Supprimer la demi-part fiscale pour les enfants étudiants c’est une nouvelle fois s’attaquer aux classes moyennes.

Patrick HETZEL, député du Bas-Rhin et les parlementaires membres de la Droite sociale tiennent à dénoncer cette nouvelle dérive de la politique gouvernementale en matière de vie étudiante.

Décidément, il n’y a pas un jour qui passe sans que le gouvernement ne porte de coup aux classes moyennes. Cette fois-ci, c’est la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche qui veut supprimer la demi-part fiscale dont bénéficient les familles qui ont des enfants qui étudient. Cette mesure est dramatique. A travers cette dernière, on veut évidemment déshabiller les classes moyennes pour créer une allocation d’études versée directement aux jeunes sans passer par la solidarité familiale.

 

Ce qui est une nouvelle fois en jeu ici, c’est notre politique familiale. On veut s’attaquer au symbole que représente la famille et pousser les jeunes à quitter leur famille afin qu’ils bénéficient d’une bourse qui ne leur serait pas versée s’ils restaient auprès de leurs parents.

 

Non seulement, il n’est pas certain, contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, que la mise en place d’une allocation d’études financée en partie par la suppression de la demi-part fiscale n’entraîne pas de nouvelles dépenses, mais de plus, cette mesure va encourager les jeunes à quitter fiscalement leur famille afin de bénéficier d’une aide qui autrement ne leur serait pas accordée. Une telle vision est contraire à toutes les règles qui ont prévalu jusqu’alors dans la mise en place de notre politique familiale. Elle consiste à interrompre un mécanisme vertueux d’aide intergénérationnelle.

Supprimer la demi-part fiscale pour les enfants étudiants c’est une nouvelle fois s’attaquer aux classes moyennes.

La demi-part fiscale permet en effet à des familles moyennes et modestes payant des impôts de financer les études de leurs enfants. La Droite sociale s’est toujours fortement battue sur ces questions. En envisageant de financer une hausse du montant des bourses sur critères sociaux par la suppression de l’une des seules aides dont bénéficient les étudiants qui ne sont pas boursiers, le gouvernement déshabille une nouvelle fois les classes moyennes et veut créer un clivage entre les générations.

Là où plus que jamais il conviendrait de rassembler les Français, une nouvelle fois, le gouvernement cherche à diviser.  Ce n’est pas la politique dont notre pays a besoin.