Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire du Mercredi 18 juin 2014

Audition de M. Pierre Mongin, président-directeur général de la RATP

Commission du développement durable et de l'aménagement du territoireM. Jacques Kossowski. « Je note avec satisfaction la bonne santé de la RATP, qui démontre à l’évidence que les termes « qualité du service », « ratio », « service public » ne sont pas antinomiques… Les risques de catastrophes naturelles rendent particulièrement vulnérables les différents réseaux notamment ceux de transports collectifs.

A Paris, le scénario majeur tant redouté serait une nouvelle crue centennale de la Seine.

Ses conséquences « se répercuteraient bien au-delà de la seule zone inondée, et dont le retour à une situation normale demanderait sans doute plusieurs mois  » comme le notifiait un rapport du Conseil général à l’environnement et au développement durable (CGEDD), publié le 23 avril dernier.

Pour la RATP, j’imagine qu’une grande partie de son réseau métropolitain serait sans doute inutilisable en raison de l’absence d’électricité et d’une inondation de ses infrastructures.

L’impact serait désastreux en termes économiques et financiers pour la Région mais aussi pour le Pays entier.

Monsieur le Président, j’aimerais savoir comment la RATP se prépare à ce scénario.

Vous semble-t-il possible d’être en capacité de protéger efficacement les infrastructures ?

M. Pierre Mangin. M. Jacques Kossowski, la question que vous avez posée est une très vive préoccupation. Ce risque existe, un plan d’action a été conçu pour y faire face, qui prévoit de murer une partie du réseau pour protéger les installations, notamment électriques, et d’évacuer les trains dans les parties hautes. Les personnels sont désignés et les matériaux stockés, mais la difficulté principale résidera dans le pilotage et le management de la gestion de la crue : quand décider de fermer le réseau, pour combien de temps, compte tenu de l’absence de certitude et des pressions qui s’exerceront ?

Il faut néanmoins s’attendre à des dégâts se chiffrant en milliards d’euros, et je ne peux que rappeler l’importance fondamentale des travaux préventifs en amont de la Seine, qu’il s’agisse des surfaces d’épandage ou bien des capacités de stockage.

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