Table ronde sur les propositions que la France pourrait porter après la COP21

Jacques Kossowski. La COP21 a été l’occasion pour de nombreuses entreprises de prendre des engagements en matière de développement durable. Ainsi le forum Caring for climate, qui réunit quelque 450 entreprises internationales, a tenu à montrer publiquement son implication dans la transition énergétique. De même, trente-neuf entreprises françaises, parmi lesquelles Alstom, Engie, Vinci, Michelin ou la Société générale, ont signé un manifeste pour le climat dans le but de mobiliser, d’ici 2020, 45 milliards d’euros dans des investissements industriels et 80 milliards d’euros de financement pour des projets dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et les technologies bas carbone. On ne peut que se féliciter de telles initiatives qui vont dans le bon sens, tout en espérant que ces objectifs soient bien atteints.

Si les grands groupes ont la capacité financière et logistique de s’impliquer dans le processus de la COP21, qu’en est-il pour les PME ? Les entreprises intermédiaires seront-elles les grandes oubliées de cet enjeu planétaire ? Comment voyez-vous leur place aux côtés des acteurs institutionnels et des grandes entreprises ? Comment peut-on mieux les associer aux changements de l’après COP21 ?

Mme Anne Chassagnette, directeur de la responsabilité environnementale et sociétale de ENGIE.  « Peut-être les PME donnent-elles moins de la voix et ont-elles moins d’équipes qui consacrent du temps à la problématique du climat, mais elles ne sont absolument pas absentes sur le terrain. Nous sommes, du reste, partenaires de certaines d’entre elles, notamment dans le domaine de l’innovation et des nouveaux business model correspondant à la problématique du climat. Les PME s’investissent donc beaucoup. Elles sont notamment présentes au Global compact de l’ONU, qui réunit ces entreprises autour des thèmes de la responsabilité sociale et environnementale et du climat. Elles sont très actives et très demandeuses car leurs salariés souhaitent vraiment des évolutions positives dans ce domaine.

En ce qui concerne plus particulièrement la responsabilité sociale et environnementale, nous sommes très conscients de notre rôle et nous travaillons beaucoup sur la transparence, voire sur l’intégration, qui consiste à fonder nos décisions opérationnelles d’investissement sur des critères qui ne sont pas uniquement économiques mais aussi environnementaux et sociaux. Nous sommes engagés dans cette démarche, et nous publions, depuis l’année dernière, un rapport intégré qui témoigne de cette démarche auprès de nos partenaires. S’agissant du devoir de vigilance, je serai très prudente. Les entreprises doivent être volontaires en la matière. Imposer trop de contraintes aux entreprises françaises nuirait en effet à leur compétitivité par rapport aux entreprises des autres pays. Je ne pense donc pas qu’il faille légiférer sur ces questions, mais plutôt inciter les entreprises à s’améliorer ».

Table ronde sur les propositions que la France pourrait porter après la COP21, Mercredi 30 mars 2016

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